RÉFLEXION - JUIN

Vous êtes-vous déjà demandé quelle est la différence, s’il y en a une, entre un non chrétien qui accomplit des œuvres de charité et un chrétien qui fait la même chose ? Certaines personnes diraient qu’il n’y a aucune différence. Les résultats peuvent être similaires et si l’on croit que le soutien compatissant et généreux envers les démunis fait partie de nos instincts naturels de survie sociale en tant qu’espèce humaine, la foi en le Christ devient alors immatérielle. Mais en tant que chrétiens, nous osons croire que toutes les œuvres de charité, accomplies pour le bon motif, sont des gestes posés à l’endroit du Christ lui-même, tout comme il l’a dit : « Toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites. » – Matthieu 25:40. Il a aussi dit : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. » – Jean 13:34, ce qui constitue le bon motif à l’origine de ces œuvres.

Dès lors, la question se pose, à savoir s’il y a une différence entre l’œuvre de charité accomplie par le non chrétien (même une bonne personne) motivé par une compassion humaine instinctive et l’œuvre de charité accomplie par amour, dans le cadre d’une relation avec le Christ et pour le Christ ?

Je crois que de comprendre et de ressentir cette différence pendant l’accomplissement de notre œuvre en tant que vincentien constitue une réflexion et un défi appropriés pour chacun de nous, car là se situe notre vraie mission d’évangélisation, tant pour nous-même qu’à l’endroit des personnes que nous servons, si nous sommes réellement motivés – « À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres. » – Jean 13:35  

Joseph Tsui, membre du Comité de spiritualité

  Réflexion - juin 2016